La région des Savanes, fortement affectée par la crise sécuritaire constitue également une zone d’accueil pour de nombreuses personnes déplacées internes et réfugiées. Parmi elles, une majorité de femmes et de jeunes filles vivent dans des conditions de grande vulnérabilité exacerbées par un accès limité aux services de santé notamment en matière de santé sexuelle et reproductive ainsi qu’au soutien psychosocial.
Face à cette réalité préoccupante, l’association Tchowourè avec l’appui financier d’Equipop a initié la mise en place d’espaces sécurisés et confidentiels dédiés aux femmes et filles réfugiées. Ces cadres visent à renforcer leur résilience et à favoriser leur bien-être.
C’est dans cette optique que le samedi 28 mars 2026, une rencontre a réuni un groupe de parole composé de femmes et de jeunes filles réfugiées dans une salle de SOS Villages d’Enfants à Dapaong. L’objectif principal de cette activité est de créer un espace sûr, convivial et digne permettant aux bénéficiaires de restaurer leur confiance en elles et de retrouver la joie de vivre.
Ces espaces constituent également des cadres d’expression privilégiés favorisant la prise de parole, les échanges d’expériences et le dialogue constructif entre participantes. Au fil des rencontres, les bénéficiaires profitent d’un accompagnement assuré par un psychologue contribuant ainsi à leur équilibre émotionnel et mental.
Notons que cette rencontre très conviviale a été marquée par la remise de cadeaux afin de répondre aux besoins pratiques des femmes. Un geste symbolique qui témoigne de la volonté de l’association Tchowourè d’apporter son soutien et de leur rappeler qu’elles ne sont pas seules. Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à l’association pour son souci constant de leur bien-être.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Jeunes féministes de la région des Savanes pour la paix et la sécurité ». Dans une dynamique de renforcement durable de la résilience des femmes et filles réfugiées et déplacées, quatre groupes de parole ont été mis en place par l’association Tchowourè. Ils se réunissent régulièrement et bénéficient d’un soutien psychosocial.

