Préfecture de Tône : l’Association Tchowourè lance un projet pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive chez la jeunes filles et les femmes

Dans plusieurs communautés de la région des Savanes, la question du sexe est un sujet tabou ce qui fait que les jeunes filles ont un accès très limité aux informations et aux connaissances sur leur santé reproductive. Face à cette situation, l’Association Tchowourè a initié le projet « Savoir, Pouvoir, Protéger : l’éducation sexuelle complète au service des filles et des femmes des Savanes » pour briser les tabous, promouvoir la santé sexuelle et reproductive des jeunes filles et lutter contre les VBG. Le lancement de ce projet s’est fait ce samedi 8 novembre 2025 à Dapaong.

Les officiels au lancement du projet
Les officiels au lancement du projet

Ce projet qui sera mis en œuvre dans les communes de Tône 1 et Tône 2 permettra de promouvoir la santé sexuelle et reproductive (SSR) et de lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) en renforçant l’accès à des informations fiables, à des services adaptés et à un soutien contre toutes formes de VBG. Ainsi, 15 femmes âgées de 18 à 35 ans issues de ces deux communes seront formées afin qu’elles deviennent des formatrices capables de sensibiliser, d’éduquer et d’accompagner leurs communautés sur les thématiques de la SSR et des VBG.

Vue partielle des participants
Vue partielle des participants

Les participantes composées d’élèves, de jeunes filles réfugiées et de femmes aborderont plusieurs points pour être capables de mener des sensibilisations en vue d’un changement de comportement, garantissant une bonne santé sexuelle et reproductive. Il s’agira notamment de faire une introduction à la SSR, de connaître ses composantes et d’identifier les besoins des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive. De plus, les types et les causes des VBG ainsi que l’élaboration des plans d’action  des participantes viendront clore les travaux.

Rehayanat Touré Mamadou, directrice exécutive de l'association Tchowourè
Reyhanath Touré Mamadou, directrice exécutive de l’association Tchowourè

Mme Reyhanath Touré Mamadou, directrice exécutive de l’Association Tchowourè a souligné que le présent projet vient répondre au déficit d’information sur la SSR et les VBG dans les communautés et permettra de déconstruire les stéréotypes ainsi que les fausses informations liées à la santé sexuelle.

« Lorsque nous discutons avec les jeunes filles, elles n’ont pas de connaissances sur leur santé sexuelle et reproductive et chaque année, on observe un taux de grossesses en milieu scolaire qui augmente. Nous allons donc mettre en place des clubs dans les écoles qui seront des espaces d’échange et de partage de bonnes informations sur la SSR et le leadership » a-t-elle précisé.

Les participants
Les participants

Les participantes ont à leur tour remercié l’Association Tchowourè pour cette initiative et espèrent à l’issue de ces deux jours de formation.acquérir davantage de connaissances sur la SSR et les VBG afin de mieux sensibiliser dans leurs écoles et leurs communautés.

 « Cette initiative est très importante, car c’est un droit pour toutes les filles de connaître leur corps afin d’éviter les grossesses précoces. La plupart des filles n’ont pas assez d’informations sur la santé sexuelle et reproductive pour pouvoir mieux se prendre en charge » a déclaré Douty Yendouyamine Faith, élève en classe de Terminale D à Lydaville.

La cérémonie de lancement a été marquée par la présence des autorités locales notamment le secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant le préfet, de la directrice régionale des solidarités, du représentant du maire de Tône 1, du directeur régional de la santé qui ont souligné chacun l’importance de l’initiative de l’Association Tchowourè.

Secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant le préfet
Kombaté‑Sanwougou Soukipièba, Secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant le préfet

Le secrétaire général de la préfecture de Tône Kombaté Sanwougou Soukipièba a indiqué dans son discours que la méconnaissance de la santé sexuelle et reproductive est un constitue un danger pour l’évolution de la jeune fille. Il les a invitées à s’approprier les connaissances qui seront partagées afin de poursuivre les sensibilisations.

Notons que ce projet qui sera mis en œuvre pour une période de 3 ans est financé par l’AWDF.

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