Une centaine d’apprentis et de patrons d’ateliers issus de différents corps de métiers ont pris part ce vendredi 24 juillet 2026 à une séance de sensibilisation sur les violences faites aux enfants . L’activité qui s’est déroulée à Naki-Est a été organisée par le Conseil préfectoral des enfants de Kpendjal-Ouest avec l’appui de l’UNICEF. Cette initiative vise à contribuer à lutter contre les violences faites aux enfants et à promouvoir le respect de leurs droits.

Dans la préfecture de Kpendjal-Ouest, comme dans de nombreuses localités de la région des Savanes, les enfants continuent d’être exposés à diverses formes de violences. Qu’elles soient physiques, psychologiques, verbales, sexuelles ou économiques, ces violences surviennent aussi bien au sein des familles que dans les lieux d’apprentissage, compromettant leur épanouissement, leur santé et leur avenir.

À travers cette activité, le Conseil préfectoral des enfants a choisi d’impliquer les patrons d’ateliers afin de les amener à adopter des comportements basés sur le respect de la dignité de l’enfant, à lutter contre les actes de violences corporels et toute autre forme de maltraitance. Il s’agit d’instaurer une culture d’apprentissage sûr, protecteur et favorable au développement des jeunes.

Avec les participants , les échanges ont permis de les sensibiliser les différentes formes de violences faites aux enfants, leurs conséquences sur le développement physique et psychologique des victimes ainsi que sur les dispositions légales protégeant les enfants au Togo. Les échanges ont également permis de rappeler les responsabilités des patrons d’ateliers, des parents et de toute la communauté dans la protection des enfants.

Pour le président du Conseil préfectoral des enfants Didjaligui Marcelin, les violences faites aux enfants prennent de plus en plus d’ampleur et ses conséquences ne favorisent pas leur evolution «Nous avons remarqué que nombreux d’enfants subissent les violences surtout les violences sexuelles envers les jeunes filles et morales ou on insulte les jeunes. C’est pourquoi nous avons invité les patrons d’ateliers pour les sensibiliser afin qu’ils comprennent les conséquences sur les enfants et lutter contre.»

Les participants ont salué cette initiative du conseil préfectoral des enfants. «frapper ou insulté un enfant en tant que parents ou patrons d’ateliers n’est toujours pas la bonne manière, on peut corriger les enfants en leur parlant, car ces comportements peuvent nuire à son épanouissement » reconnaît Bonsa présidente des confeuses de Naki-Est
«Maltraité un enfant n’est pas une bonne chose et je pense que ce sont des choses que nous parents et patrons d’ateliers devrions éviter pour l’avenir des enfants » a déclaré une autre
À l’issue de cette séance de sensibilisation, patrons et apprentis ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une culture de non-violence dans les ateliers et à faire de leurs espaces de travail des lieux de protection, d’apprentissage et d’épanouissement pour tous les enfants.

Notons que cette initiative du Conseil préfectoral des enfants s’inscrit dans l’exercice de leur mission qui est d’œuvrer pour la protection des droits des enfants, leur leadership ainsi que leur participation aux décisions locales. Cette activité s’est déroulée en présence du directeur préfectoral des solidarités, du genre , de la famille et de la protection des enfants Adjafi.

