Du 7 au 9 septembre 2026, le Réseau des Femmes et Développement (REFED) a organisé un atelier de formation à l’attention d’une trentaine d’acteurs venus des préfectures de Cinkassé et de Tône sur les violences basées sur le genre (VBG). Cette initiative vise à renforcer les capacités de ces acteurs en matière de lutte contre les VBG, de prévention et de gestion des conflits ainsi que des ressources naturelles.
La session de formation a réuni principalement des femmes et des jeunes en situation de déplacement forcé ainsi que les membres des communautés autochtones. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à la prévention des conflits dans larégion des Savanes pour une gestion inclusive et durable des ressources naturelles et la promotion de la sécurité communautaire », mis en œuvre par le REFED avec l’appui technique et financier du PNUD.

Le présent projet vise à terme à renforcer le pouvoir d’agir et la résilience des femmes et des jeunes déplacés et autochtones, en les dotant de compétences clés pour la protection, la consolidation de la paix et la promotion d’une gouvernance durable des ressources naturelles. Il vise également à favoriser au sein des différentes communautés d’accueil une coexistence pacifique et inclusive.

Au cours de cette formation, les participants et les participantes s’approprieront, d’une part , les notions de genre et de VBG et leurs différentes formes ainsi que leurs conséquences. D’autre part, ils seront outillés sur la prise en charge des cas de VBG et les moyens de lutte contre toutes les formes de violences.

Lors de son allocution à l’ouverture de l’atelier, Ouro-Agbandjala Moufidatou chargée du suivi-évaluation au REFED et représentante de la coordinatrice a relevé que les déplacements forcés, les conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles ainsi que les VBG constituent des facteurs qui fragilisent la cohésion sociale. Le présent projet constitue une réponse à cette situation en donnant aux femmes et aux jeunes déplacés les moyens de participer activement à la prévention et à la gestion des conflits, à la protection des personnes vulnérables et à la promotion de la paix dans leurs communautés.

Sanwougou Kanwikpieba, pour sa part, au nom du préfet de Tône a réitéré la reconnaissance de l’autorité préfectorale pour l’engagement constant du REFED. Cet engagement se traduit notamment par des initiatives de sensibilisation et de renforcement des capacités des femmes et des jeunes déplacés afin de leur permettre de mieux faire face aux VBG, de contribuer à la prévention et à la gestion des conflits ainsi qu’à une meilleure gestion des ressources naturelles.
Il a insisté sur la nécessité d’impliquer les femmes et les jeunes en situation de déplacement, qui doivent être des acteurs à part entière de la paix, de la sécurité, de la gouvernance et du développement local et non de simples bénéficiaires des actions menées.

