Fin du projet d’approvisionnement durable des cantines scolaires dans Tône et Cinkassé : Le REFED et les acteurs impliqués dressent le bilan

Lancé en mai 2026 à Dapaong, dans la région des Savanes, le projet « Renforcement des capacités des organisations de productrices pour un approvisionnement  durable des cantines scolaires dans les préfectures de Tône et Cinkassé » arrive à terme en août 2026. Après 6 mois d’activités, les acteurs de la mise en œuvre du projet se sont retrouvés ce mercredi 26 août 2026 à Dapaong à l’occasion d’un atelier de clôture destiné à faire le bilan, à tirer les leçons apprises et à formuler des recommandations pour la pérennisation des acquis du projet.

De la gauche vers la droite, le représentant du maire, le représentant de l'OIM, le SG de la préfecture de Tône et la représentante de la coordinatrice REFED
De la gauche vers la droite, le représentant du maire, le représentant de l’OIM, le SG de la préfecture de Tône et la représentante de la coordinatrice REFED

Ledit projet a été mis en œuvre par le Réseau des Femmes pour le Développement (REFED) avec l’appui technique et financier de l’OIM. Il avait pour objectif de contribuer à l’amélioration durable de la production agricole et de la sécurité alimentaire à travers en appuyant les coopératives en semences améliorées et en équipements agricoles adaptés, afin que celles-ci puissent approvisionner durablement les cantines scolaires des préfectures de Tône et de Cinkassé.

Vue partielle des bénéficiaires
Vue partielle des bénéficiaires

Au titre des activités phares menées dans le cadre de ce projet figurent notamment des sessions de renforcement des capacités des acteurs. Au total, 300 femmes issues de 10 coopératives féminines des deux préfectures ont bénéficié de formations techniques et pratiques ainsi que de séances de coaching. Des semences et des équipements agricoles leur ont ensuite été octroyés afin de renforcer leur production et leur permettre de répondre aux besoins des cantines scolaires en matière d’approvisionnement en produits agricoles locaux, de qualité et en quantité suffisante.

Dans cette vision, le projet a mis l’accent sur l’amélioration des techniques de production ainsi que sur les exigences liées à l’approvisionnement des cantines scolaires. Les formations en coaching et en leadership ont aussi permis à ces coopératives agricoles de mieux s’organiser dans leur production afin de garantir la livraison continue de produits locaux aux cantines.

Les bénéficiaires
Les bénéficiaires

Au nom de la coordinatrice nationale du REFED, Bénédicte Tchame s’est d’abord réjouie des résultats obtenus dans le cadre de ce projet avant d’inviter l’ensemble des acteurs à œuvrer à la pérennisation des acquis.

Représentante de la coordinatrice du REFED
Représentante de la coordinatrice du REFED

« Nous ne pouvons que nous réjouir des résultats engrangés, car plus de 300 femmes issues de 10 coopératives agricoles de Cinkassé et de Tône ont été formées en agriculture, en coaching et en leadership. Ces coopératives ontont également bénéficié de semences et d’équipements agricoles pour mieux produire et fournir des produits de qualité destinés à l’alimentation des enfants dans les écoles à cantines scolaires » a-t-elle déclaré.

Les bénéficiaires  se sont engagés de leurs côtés à être des ambassadeurs pour la pérennisation des bonnes pratiques. Ils ont exprimé leur gratitude au REFED ainsi qu’à l’OIM pour ce projet porteur, appelé à transformer durablement leurs conditions de vie selon Odanou Ramatou, membre de la coopérative Yendou Tod.

« Grâce à l’appui du REFED, nous avons fait beaucoup de productions. Nous avons semé du maïs, du riz, des haricots et du soja. Bientôt, nous allons démarrer le maraîchage que nous allons préparer pour les cantines scolaires. Nous avons reçu six sacs d’engrais, un moulin pour la sauce, une motopompe, des arrosoirs, des houes et autres » a-t-elle expliqué

L’OIM, partenaire technique et financier du projet, représenté à l’atelier par Yobé Kontagou a invité les bénéficiaires à s’approprier les acquis du projet et à les inscrire dans la durée. Il a notamment insisté sur la nécessité pour les coopératives de poursuivre les bonnes pratiques apprises, de renforcer leur organisation et de travailler avec les écoles à cantines scolaires.

Yobé Kontagou, représentant de l'OIM
Yobé Kontagou, représentant de l’OIM

Il a également encouragé les différents acteurs à maintenir leur engagement afin de faire de cet accompagnement un véritable levier d’amélioration de la production agricole, de l’autonomisation des femmes et de la sécurité alimentaire dans les préfectures de Tône et de Cinkassé.

Pour le représentant du préfet de Tône, Sanwogou Kombaté, secrétaire général de la préfecture de Tône, cet atelier constitue une occasion de renouveler la reconnaissance de l’autorité préfectorale au REFED pour son engagement à travers ce projet, qui permettra d’améliorer la production agricole des 10 coopératives et de fournir des produits sains et de qualité destinés à l’alimentation et à la santé des enfants.

Il a également indiqué que cet atelier devait être l’occasion d’identifier les bonnes pratiques, de capitaliser les leçons apprises et de relever les difficultés rencontrées ainsi que de formuler des recommandations pour renforcer la productivité et la capacité d’approvisionnement des coopératives afin de mieux répondre aux besoins des cantines scolaires.

Notons que la rencontre a regroupé une cinquantaine de participants dont 30 femmes membres des 10 coopératives bénéficiaires, 10 directeurs des écoles de cantines scolaires ciblés, des représentants du PURS, de l’OIM , du HCR, du PAM, du PNUD, de la direction régionale de l’agriculture et de l’ICAT.

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