Savanes : le REFED renforce les capacités des acteurs communautaires en plaidoyer pour mieux prévenir les violences basées sur le genre

Une trentaine d’acteurs composés de facilitatrices communautaires et de membres du personnel du Réseau des Femmes des Savanes (REFED) ont pris part à un atelier de renforcement des capacités organisé les 16 et 17 juillet 2026 à Dapaong. Cette session de formation visait à doter les participants de connaissances et d’outils pratiques sur les techniques et stratégies de plaidoyer communautaire afin de renforcer leurs actions en faveur de la promotion des droits des femmes, de l’égalité de genre et de la participation citoyenne au sein des communautés.

Chef d'antenne PURS, représentant du maire et la coordinatrice du REFED
Chef d’antenne PURS, représentant du maire et la coordinatrice du REFED

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des mécanismes de prévention pour une meilleure prise en charge des cas de violences basées sur le genre dans les quatre communes de la préfecture de Tône », financé par Speak Up Africa à travers l’initiative Voix Essentielles. À travers cette initiative, le REFED réaffirme son engagement à renforcer les capacités des acteurs communautaires afin qu’ils deviennent de véritables relais de sensibilisation, de plaidoyer et de défense des droits des femmes et des filles dans les communes de Tône 1, Tône 2 , Tône 3 et Tône 4.

À l’ouverture des travaux, l’honorable Sénatrice Confort Kabissa-Lamboni a rappelé que cette activité vise à renforcer les mécanismes communautaires de prévention des violences basées sur le genre (VBG) et à améliorer l’accès des survivantes aux services de prise en charge. Selon elle, ce projet mis en œuvre par le REFED contribuera à la création d’un environnement plus protecteur des droits des femmes et des filles dans les différentes communautés de la préfecture de Tône.

Honorable Sénatrice Confort Kabissa-Lamboni, coordinatrice REFED
Honorable Sénatrice Confort Kabissa-Lamboni, coordinatrice REFED

« Aujourd’hui, le changement doit passer par des communautés informées et capables de porter leurs préoccupations auprès des autorités. C’est pourquoi le plaidoyer communautaire occupe une place essentielle dans notre approche d’intervention. Il constitue un outil stratégique pour influencer les politiques publiques, améliorer les pratiques locales et favoriser une meilleure prise en compte des besoins des femmes, des filles et des groupes vulnérables »a souligné la coordinatrice du REFED.

Les différentes communications ont permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les concepts du plaidoyer, les techniques d’analyse des problèmes communautaires, l’identification des parties prenantes, l’élaboration de messages de plaidoyer ainsi que les stratégies de communication et de mobilisation communautaire. Des travaux de groupe, des études de cas et des exercices pratiques ont également rythmé les deux journées de formation favorisant les échanges d’expériences entre les participants.

Pour leur part, le représentant du maire de la commune de Tône 1 et le chef d’antenne PURS-Savanes ont salué les efforts du REFED et de ses partenaires en faveur de la promotion des droits des femmes et des filles. Ils ont  rappelé que les violences basées sur le genre demeurent un défi majeur auquel sont confrontées de nombreuses femmes dans les communautés.

Pour eux, la présente formation des acteurs locaux en matière de plaidoyer constitue une stratégie efficace pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes et encourager une participation plus active des femmes dans les instances de prise de décision.

Vue d'ensemble des participantes
Vue d’ensemble des participantes

Au terme de cette formation, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges et des outils mis à leur disposition. Ils se sont engagés à mettre en pratique les connaissances acquises en multipliant les actions de sensibilisation, de dialogue communautaire et de plaidoyer auprès des autorités administratives, locales et traditionnelles afin de prévenir les violences basées sur le genre et de promouvoir les droits des femmes et des filles.

Article précédent

Accès de la femme à la terre: Le REFED plaide pour la mise en place des Comités Cantonaux de Gestion Foncière

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *