L’enregistrement des faits d’état civil, notamment les naissances et les décès demeure un défi majeur dans la région des Savanes. Une situation due à l’ignorance des communautés quant à l’importance de ces actes dans la vie de tout être humain. C’est pour répondre à cette situation préjudiciable que le Réseau des Femmes et Développement (REFED) avec l’appui financier de l’UNFPA et l’appui technique du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC) a initié une session régionale de sensibilisation ce mercredi 17 juin 2026 à Dapaong.
La rencontre a réuni les leaders communautaires, religieux ainsi que les différents acteurs intervenant dans la chaîne d’enregistrement des faits d’état civil et des décès avant inhumation. L’objectif principal est de faire des leaders communautaires et religieux des acteurs clés de la promotion de l’enregistrement systématique des actes d’état civil et des décès avant inhumation dans les communautés.

Au cours de cette session, plusieurs modules ont été partagés afin de permettre aux participant-e-s de comprendre l’importance de l’enregistrement des actes d’état civil, notamment les naissances, les mariages et les décès. Le rôle et les responsabilités des leaders communautaires et religieux a également été abordé pour leur permettre de mener des actions d’information et de sensibilisation dans leurs communautés en faveur de l’enregistrement systématique des actes d’état civil.
Prenant la parole, la représentante de la Coordinatrice du REFED, Bénédicte Tiame a d’abord souligné l’importance capitale de l’enregistrement des faits d’état civil car il permet à chaque citoyen d’exister légalement. Ensuite, elle a rappelé l’objectif de la session qui vise à « renforcer les connaissances des acteurs sur les procédures relatives à l’état civil, à favoriser une meilleure compréhension des obligations légales en matière de déclaration des décès et à identifier ensemble des stratégies efficaces pour améliorer les pratiques au sein des communautés ».
Le représentant de l’UNFPA dans la région des Savanes a précisé que l’enregistrement des faits d’état civil, notamment des décès permet à chaque citoyen où qu’il soit de disposer d’une identité juridique même après son décès. Pour lui, l’enregistrement de l’état civil constitue le fondement même du développement durable car il contribue à « garantir l’accès des citoyens aux services publics et à générer des statistiques fiables pour une planification du développement fondée sur des données probantes »

Ouvrant les travaux de la session, Salifou Seigneur Kégbéro représentant le gouverneur de la région des Savanes a indiqué que cette initiative du REFED s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, pour qui aucun Togolais ne doit être laissé pour compte, ce qui requiert l’enregistrement systématique de tous les togolais, vivants comme décédés. Il a insisté sur le rôle essentiel que doivent jouer les leaders communautaires et religieux dans la mobilisation communautaire afin de favoriser la déclaration des actes d’état civil et des décès avant inhumation.
Notons que la même activité se tiendra dans la région de la Kara ce vendredi 19 juin 2026 aux affaires de Kara.

