Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Mon Corps, Mes Droits »exécuté conjointement par l’Association des Femmes et Filles Handicapées et Vaillantes des Savanes (A2FHV-S) et l’association Tchowourè, une formation sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) a été organisée ce mardi 28 avril 2026 au centre pastoral Mon Sgr Hanrion à Dapaong. L’objectif de cette initiative est d’améliorer les connaissances des femmes et filles handicapées, des femmes réfugiées ainsi que des jeunes filles déscolarisées sur leurs droits sexuels, l’importance du consentement et de promouvoir l’autonomie corporelle afin d’opérer de façon lucide des choix éclairés.

Dans les communautés, plusieurs couches sociales vulnérables notamment les femmes handicapées et les femmes réfugiées n’ont pas l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive. Cette situation s’explique en grande partie par le manque d’informations fiables et adaptées les exposant ainsi à divers risques tels que les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST).
Cette séance de formation initiée par l’A2FHV-S a réuni à la fois 10 femmes handicapées venues de la commune de Tône 1 et de Tandjoaré 2, 10 femmes réfugiées ainsi que 5 jeunes filles déscolarisées. Elle vise à outiller ces participantes sur leurs droits sexuels notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, à renforcer leur compréhension du consentement, à prévenir les IST et à lutter contre les grossesses précoces.
À l’occasion de son discours d’ouverture, la Directrice exécutive de l’A2FHV-S, Françoise Dogomangue a souligné l’importance de cette formation qui permettra aux participantes de mieux connaître leurs droits, de renforcer leur confiance en elles et de devenir des relais communautaires . Elle les a exhorté à partager les connaissances acquises afin de contribuer à un changement de comportement durable au sein de leurs communautés.

«Cette formation est très important parce qu’il permet aux participantes de mieux se protéger, pour chacun d’elle de savoir comment gérer son corps, de connaître ses droits sexuels . Il faut que chaque femme sache qu’elle est libre de donner ou non son consentement à une relation et ça permettra de réduire les risques liés aux grossesses précoces , aux IST et même aux VBG qui constituent un frein pour l’avenir des femmes» a-t-elle expliqué
À travers des échanges interactifs, les partages d’expériences et les sessions de questions-réponses ont permis aux participantes de mieux cerner les enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive et de lever certains tabous encore persistants dans leurs milieux. Les participantes ont salué cette initiative de l’association A2FHV-S et ont promis en retour d’être des relais dans leurs différentes communautés pour un changement de mentalité.
Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture de Tône Sanwogou Kombate a souligné la pertinence des thématiques qui seront abordées car elles touchent directement à la dignité humaine et à la santé publique. Il a invité les participantes à relayer efficacement dès leur retour sur le terrain afin de garantir l’atteinte concrète des objectifs du projet, la pérennisation dans les différentes localités.
Notons que la cérémonie d’ouverture a été également marquée par la présence du secrétaire général de la commune de Tône 1 Yambame Dametote ainsi que de Rehyanat Touré Mamadou, directrice exécutive de l’association Tchowourè tous venus réaffirmer leur engagement en faveur l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductives.

