Dans le but de renforcer la résilience des femmes réfugiées dans la région des Savanes , l’Association Tchowourè engagée dans la promotion des droits et l’autonomisation des femmes a initié une formation sur des activités génératrices de revenus au profit des femmes et filles réfugiées. Cette activité dont la 1 ère phase s’est tenue ce mardi 24 et la 2 eme phase prévue le mardi 30 décembre 2025 regroupent 75 femmes réfugiées issues de 3 groupes de parole des réfugiés mis en place par l’association. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Réponse d’urgence pour la santé sexuelle , la protection et des femmes déplacées » mis en œuvre dans la région des Savanes .
Le présent projet vise à apporter une réponse durable aux défis socioéconomiques et sécuritaires confrontés par les femmes et filles déplacées notamment les VBG, l’accès à la santé sexuelle et reproduction , la dépendance économique et financière entre autres. Cette séance de renforcement de capacités axée sur les activités génératrices de revenus a porté essentiellement sur la fabrication du savon liquide, les croquettes communément appelées « Achomo » ainsi que de l’arachide sucrée.
À travers ces activités, l’Association Tchowourè vise à favoriser l’autonomisation économique des femmes réfugiées, à réduire leur dépendance et surtout à renforcer leur capacité à subvenir aux besoins vitaux de leurs familles. Elle entend contribuer également à la prévention et à la lutte contre les VBG souvent accentuées par la dépendance financière et économique.
Pour les responsables de l’association, cette formation représente un levier d’espoir et va contribuer à la reconstruction d’une nouvelle vie pour les bénéficiaires. L’objectif est de permettre à terme aux participants de pouvoir participer activement au développement de leurs communautés d’accueil.
« Ces activités ont été choisies en raison de leur accessibilité, de leur faible coût de démarrage et surtout de leur potentiel génération rapide de revenus .Le but est vraiment d’amener les femmes à engendrer leurs propres revenus et c’est pour ça que nous allons les montrer comment vendre , ramener au moins 1000 f ou 2000 f chaque jour à la maison va les permettre de subvenir aux besoins essentiels de leurs familles » a déclaré mme Bawa formatrice
Les participantes ont de leur côté salué l’initiative et ont exprimé leur reconnaissance pour les compétences nouvellement acquises « je suis très contente car c’est un nouveau départ pour nous et avec ce savoir-faire , nous pouvons vendre les produits que nous même fabriquons et subvenir aux besoins de nos enfants, reconstruire notre vie économique et sortir de notre état de vulnérabilité, merci à l’association Tchowourè » a déclaré Fati, une femme réfugiée
Toujours dans la dynamique d’autonomisation et d’insertion socioprofessionnelle, d’autres femmes et jeunes filles réfugiées ont été inscrites dans les différents corps de métiers qu’elles ont choisi.

