Dans la région des Savanes, l’engagement du Réseau des Femmes et de Développement (REFED) et de ses partenaires en faveur de la paix et de l’autonomisation des femmes se traduit au quotidien par des actions concrètes. En vue de renforcer les capacités des femmes et des filles autochtones et déplacées sur la prévention des conflits, la gestion des ressources naturelles et les violences basées sur le genre (VBG), une session de formation de deux jours a été organisée du 10 au 12 septembre 2026 à Naki-Est.

Cette initiative du REFED avec l’appui technique et financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à la prévention des conflits dans la région des Savanes pour une gestion inclusive et durable des ressources naturelles et la promotion de la sécurité communautaire ».
Elle vise principalement à renforcer le pouvoir d’agir et la résilience des femmes et des jeunes déplacés et autochtones à travers l’acquisition de compétences clés en matière de protection, de consolidation de la paix et de gouvernance durable des ressources, afin de favoriser une coexistence pacifique et inclusive au sein des communautés d’accueil.

L’activité a regroupé une vingtaine de participants et participantes et a permis d’aborder plusieurs thématiques notamment le règlement pacifique des conflits, les violences basées sur le genre, leurs différents types ainsi que la prise en charge des victimes de VBG.
L’autre volet de la formation consiste à outiller les participants sur les mécanismes de participation aux instances de décision et les techniques de mise en place d’un réseau de solidarité entre les femmes autochtones et déplacées. L’objectif est de favoriser un climat d’entraide économique et de sécurité entre elles.

Pour la représentante de la coordinatrice du REFED, Ouro-Agbandjala Moufidatou cette activité vise à lutter contre les VBG et à amener les femmes et les filles autochtones et déplacées à dénoncer les cas de violences à travers les mécanismes d’alerte précoce communautaire, afin de mieux protéger les femmes et les jeunes dans les zones à risque.
L’ouverture de cette session de formation a été présidée par le secrétaire général de la préfecture de Kpendjal-Ouest, Dimatine Tiebimpo, représentant le préfet en présence de l’adjoint au maire de Kpendjal-Ouest 1 François Tambate ainsi que de Ouro-Agbandjala Moufidatou, chargée du suivi-évaluation au REFED, représentant la coordinatrice.

Lançant officiellement les travaux, le représentant du préfet a salué cette initiative du REFED qui contribue au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au sein de la communauté.
Notons que cette même activité s’est déroulée à Dapaong du 7 au 8 septembre 2026 et a réuni également des femmes et des filles autochtones et déplacées.

